La FNAT tire de nouveau la sonnette d’alarme, son président, Ange FINISTROSA, dénonce des restrictions budgétaires qui fragilisent les services mandataires judiciaires à la protection des majeurs, alors même que les besoins ne cessent d’augmenter !
L’instruction budgétaire du 1er juin impose aux services de nouveaux objectifs d’efficience, tout en leur demandant d’absorber l’augmentation du nombre de mesures de protection, l’inflation et les évolutions salariales. Selon la FNAT, l’effort demandé représenterait entre 35 et 50 millions d’euros d’économies. Si l’État finance les revalorisations salariales issues du Ségur, ces crédits sont en réalité en grande partie absorbés par les nouvelles mesures d’économies attendues.
Pour la FNAT, cette pression financière est d’autant plus préoccupante que les services accompagnent des personnes en situation de grande vulnérabilité.
Les inquiétudes portent également sur l’avenir de la PJM. Une mission interministérielle a en effet été chargée d’identifier jusqu’à 150 millions d’euros d’économies supplémentaires, soit près de 17% du budget actuel du secteur. La FNAT craint ainsi que ces orientations ne tiennent pas suffisamment compte du vieillissement de la population et de la hausse prévisible du nombre de majeurs à protéger…
Ange FINISTROSA exprime enfin des réserves sur le projet de « capacité juridique universelle ». Si cette réforme vise à renforcer l’autonomie des personnes, elle pourrait également affaiblir les dispositifs de protection existants.
Un article à consulter sur le site internet du Le Média Social.


